Lettre confinée pour plus tard

« J’ai griffonné ça, c’est à prendre ou à laisser, voilà. Huguette dans « Scène de Ménages – M6″

Partager une expérience certainement devenue commune pour nombre d’entre nous : ne pas sortir de chez soi durant deux semaines.

C’est à dire, ne pas mettre les pieds en dehors de l’appartement, hormis pour prendre l’air quelques instants sur le balcon (petit mais costaud).

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Je pense n’être jamais resté aussi longtemps sans sortir de chez moi. Heureusement, l’entourage familiale était bien présent, déjà la chance de ne pas être seul, le contact humain réel et le virtuel (skype) sont appréciables. Le concours de circonstances qui m’a conduit à rester enfermé ? Une immense fatigue constatée aux premiers jours des annonces gouvernementales des mesures de confinement, deux jours immobilisés au lit (19 et 20 mars) avec courbatures, fièvre, maux de ventre et d’estomac, aucun appétit, etc.

Certains proches m’ont confié que j’étais dans le déni, que j’avais choppé cette m*** de Covid19 et que je ne voulais pas me l’avouer … mais … au début de la période, on parlait surtout essoufflement et de toux comme symptômes du Covid. Rien de tout cela de mon côté. Les dix-douze jours qui ont suivi m’ont conduit à une activité minimale alternant les phases de travail (à distance sur écran) qui m’ont permis de rythmer mes journées, les phases de détentes (sur écran) et bien entendu les moments d’échanges en famille (pas devant l’écran !). Et certains soirs forcément, un grand ras le bol des écrans !

Au bout d’un moment, ton corps devient de plus en plus mou, comme s’il changeait, s’atrophiait comme dans « La métamorphose » de Gregor Samsa, la peau sèche, et lorsqu’une vague d’angoisse te prend la journée et t’empêche de dormir deux nuits de suite (du 22 au 23 et du 23 au 24) … Là, tu sens l’approche de la fin, la phytothérapie, l’homéopathie ne peuvent rien pour toi, tu testes la pharmacopée un peu plus lourde, guère mieux !

En repensant à l’ami Jean-Jacques Rousseau et son approche si authentique de la Nature, tu te dis que le salut est à l’extérieur, loin du confinement obligatoire, de la psychose déjà bien installée, de l’atrophie musculaire qui te guette, etc …

La prise de décision. Une attestation dans les règles pour profiter d’une heure de marche en (presque) pleine nature sans personne, sous le soleil. Prendre le temps de respirer profondément, se poser et tenter de ne penser à rien.
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Constat. Une bonne bouffée d’oxygène salvatrice à laquelle succèdera deux jours de courbatures. Je n’aurais jamais pensé qu’en 15 jours, on pouvait tomber si bas et que même un effort minime comme la marche provoquerait de telles courbatures et une telle remontée (si haut) du moral et de la forme physique (Merci Jean-Jacques).

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