A la chasse au dahu

Je me suis bien équipé, paire de jumelles PERL à fort grossissement, chaussures adéquates pour affronter les pentes abruptes des massifs savoyards, appareil photo en bandoullière … La Totale.

Parti en balade avec de jeunes neveux et nièces, quel plaisir de leur expliquer les particularités physiques de l’animal, adapté à la pente, son habitat … Bon, on a un peu brodé sur l’histoire avec leur père mais on les a bien captivés les loulous. Les rêves restent permis dans le regard des enfants scrutant les prés et forêt. Happy !

Et un scoop, et bien, nul dahu en vue malgré toutes mes multiples observations (NDLR : la photo ci-dessous n’est pas un dahu)

dahu_ou_pas

Au final, je l’ai dessiné sans investir dans le trait sur la différence entre les pattes (l’adaptation physiologique amont / aval). Préservons la légende. Mais, la petite « trouvaille », c’est la fiche Wikipedia  de l’animal (petite joie en rentrant de vacances).

Oui, la trouvaille, c’est une page Wikipedia pour le Dahu (qu’on peut écrire avec un « T » à la fin soit « dahut ». J’aurais pu me documenter plus intensément si je l’avais consulter avec de dessiner mais bon …Not so bad ;)

jumelles dessin_dahu

Feedback : dessin numérique avec l’appli Autodesk Sketchbook

Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus pratiqué le dessin sur tablette ou au stylet. Ma vieille tablette graphique Wacom n’étant plus compatible avec les PC récents (Ah ! les pilotes !), j’avais un peu laissé tomber cette pratique.

En installant l’application SketchBook, j’y ai vraiment repris goût. J’ai commencé par l’utiliser sur mon smartphone Androïd Red Mi Note 7, avec 4 Go de RAM et un octa core cadencé à 2,20GHz (je pose ça là pour retrouver facilement la config de mon téléphone ;) ) ; bref, je pensais que l’appli pourrait tourner sans problème. Ce fut effectivement le cas.

La surface de 6,3 pouces du smartphone étant tout de même limitée pour se « lâcher », je décidais de tester sur ma tablette Asus (je vous épargne la configuration sur ce coup ) !

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L’appli tourne aussi bien sur une configuration un peu ancienne mais quand même puissante.
En apprenant qu’Autodesk avec rendu la version complète gratuite, je mettais à jour et bien franchement, j’ai pris du plaisir avec l’interface de l’appli, la gestion des pinceaux et celles des calques très intuitives. L’import d’image ou de photo pour dessiner par dessus est courant sur ce type d’appli mais bien pensée en terme d’import notamment. La gestion de la transparence des calques permet de réels effets de composition.

En bref, un loisir, une pratique vraiment libre du dessin, que ce soit pour du crayonné ou des dessins plus élaborés. En complément, je me suis équipé d’un stylet Touch Styllus d’ISOUL made in England (ASKIP) qui fait très bien le job pour la précision et la sensibilité de pression sur l’écran.

En résumé, l’application SketchBook permet une bonne approche pour le dessin numérique même s’il existe des applis plus simples pour démarrer le dessin numérique en s’inspirant au départ d’une photographie importée en calque d’arrière plan et de se faire plaisir …

Ci-dessous, une première création d’après photo importée dans le soft en calque d’arrière plan pour modèle et l’autre en « dessin libre », au clic sur l’image, les résultats en HD et 3000 pixels de large. Créations libres de droit sous licence CC Pas d’utilisation commerciale
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LIENS :
En savoir plus sur Sketchbook d’Autodesk
Pour télécharger l’appli sur tout support

Premières roses du jardin

A l’occasion d’un passage « autorisé et attesté » au jardin de la maison, j’ai découvert 5 ou 6 roses qui venaient juste d’éclore.
Parmi la cinquantaine de rosiers plus que trentenaires en place, certains ont su résister depuis 15 ans, malgré l’absence de coupe régulière, les attaques de pucerons voraces, le gel, les épisodes caniculaires, le sol argileux et j’en passe.

Quelle surprise ! Découvrir leurs couleurs, leurs formes délicates, leur parfum subtil … Et d’un coup forcément, je me pose une question : les laisser en place sans que personne n’en profite ou les couper pour partager leur beauté ?

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Autant en profiter quelques jours dans notre appartement de confinement. Les roses prirent leur place, nous en avons « profitées ».
Ce fût également l’occasion d’une bonne séance photo au smartphone, sans pied ni artifice.
Voir les photos en détails sur Flickr

Lettre confinée pour plus tard

« J’ai griffonné ça, c’est à prendre ou à laisser, voilà ». Huguette dans « Scène de Ménages – M6″

Partager une expérience certainement devenue commune pour nombre d’entre nous : ne pas sortir de chez soi durant deux semaines.

C’est à dire, ne pas mettre les pieds en dehors de l’appartement, hormis pour prendre l’air quelques instants sur le balcon (petit mais costaud).

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Je pense n’être jamais resté aussi longtemps sans sortir de chez moi. Heureusement, l’entourage familial était bien présent. Déjà la chance de ne pas être seul, le contact humain réel et le virtuel (skype) sont appréciables. Le concours de circonstances qui m’a conduit à demeurer enfermé ? Une immense fatigue constatée aux premiers jours des annonces gouvernementales des mesures de confinement, deux jours immobilisés au lit (19 et 20 mars) avec courbatures, fièvre, maux de ventre et d’estomac, aucun appétit, etc.

Certains proches m’ont confié que j’étais dans le déni, que j’avais choppé cette m*** de Covid19 et que je ne voulais pas me l’avouer … mais … au début de la période, on parlait essentiellement de symptômes comme l’essoufflement, la gène respiratoire, la toux. Rien de tout cela de mon côté. Les dix-douze jours qui ont suivi m’ont conduit à une activité vitale minimale alternant les phases de travail (à distance sur écran) qui m’ont permis de rythmer mes journées, les phases de détentes (sur écran) et bien entendu les moments d’échange en famille (pas devant l’écran !). Et certains soirs forcément, un grand ras le bol des écrans !

Au bout d’un moment, tu sens ton corps devenir de plus en plus mou, ton cerveau apathique. Ressentir l’ensemble de tes membres et tes muscles comme en train de se liquéfier, s’atrophiant comme dans « La métamorphose » de Kafka dont est victime Gregor Samsa. La peau devient sèche. Lorsqu’une vague d’angoisse te prend en journée et t’empêche de dormir deux nuits de suite (du 22 au 23 et du 23 au 24) … Là, tu sens le néant se rapprocher, le vide complet. La phytothérapie et l’homéopathie ne peuvent rien pour toi, tu testes la pharmacopée un peu plus lourde, guère mieux !

En repensant à l’ami Jean-Jacques Rousseau et à son approche si authentique de la Nature, tu te dis que le salut viendra de l’extérieur, loin du confinement obligatoire, de la psychose déjà bien installée, de l’atrophie musculaire qui te guette, etc …

La prise de décision vers le sursaut salvateur ? Une attestation dans les règles pour profiter d’une heure de marche en (presque) pleine nature sans personne, sous le soleil. Prendre le temps de respirer profondément, se poser et tenter de ne penser à rien.
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Constat. Une bonne bouffée d’oxygène salvatrice à laquelle succédera deux jours de courbatures. Je n’aurais jamais pensé qu’en 15 jours, on pouvait tomber si bas et que même un effort minime comme la marche provoquerait de telles courbatures et une telle remontée (si haut) du moral et de la forme physique (Merci Jean-Jacques).